• La vengeance d'une chimère Partie 3

    Difficilement, je lui fis face en lui demandant, avec défi:

    _ Et maintenant? Que va t-il se passer?

    _ Tu entends le bruit de ton jugement? Je te préviens, cela risque d'être douloureux...

    Toujours ce petit sourire narquois à la limite du sadisme, c'était insuppportable!! Qu'allait t-il donc me faire? Je n'avais rien à me reprocher, d'ailleurs je n'avais aucun souvenirs de ce qu'il avançait.Plongée dans mes pensées, je n'entendis pas immédiatement le vent qui s'était brusquement levé un peu plus loin... Mais ce qui me sortit totalement de ma torpeur pensive fut un bruit: ce cri du vent qui ressemblait aux hurlements d'un fantôme prisonnier sur Terre... Un son puissant, terrifiant mais encore si loin que je ne pus en ressentir véritablement les effets néfastes.

    _ Mais qu'est-ce que... Que se passe t-il?? Pensai-je affolée en apercevant comme  une tornade invisible... J'essayais de calculer sa trajectoire, prévoyant de m'enfuir à toutes jambes loin de ce malade, de cette "tornade" ou dieu sait quoi!! Mais encore une fois, je dus remettre à plus tard mes pensées car devant moi venaient d'apparaitre des vibrations ou ondes en cercles concentriques, comme un vortex.

    Le cri du vent me terrifia l'âme entière tandis que le vent lui-même m'emportait dans les airs. Je n'avais jamais ressenti de peur si grande ni aussi profonde. Mon corps devint le jouet de l'élément air, déchaîné. J'eus peine à voir l'auteur de ma terreur. De lui, je ne voyais que son sourire glacial. Il tenait enfin sa revanche, il devait être content... Et moi dans tout ça?

    On aurait pu croire que je dansais avec le vent si seulement mes membres ne semblaient pas se tordre violemment. J'avais mal, une souffrance à en mourir, qui ne se devait pas tant à ma torture physique qu'à une douleur venant du tréfond de mon âme et de mon coeur.

    Etant persuadée de ma fin prochaine, je tentai un regard éploré vers les étoiles, pensai à mon compagnon dans notre lit, inconscient de me perdre à jamais.... Et c'est dans ce moment d'acceptation de ma mort qu'une voix se fit entendre. La mienne!!

    _ Tu n'as rien à craindre, la mort n'est pas une fin, en revanche la peur tue l'esprit.. Tu le sais. Aie confiance!

    Ma voix intérieure ne m'avait pas abandonnée même dans ce moment... Surtout à ce moment. Elle était toujours là quand j'avais le plus besoin d'elle. La peur était presque toujours la cause de nos malheurs, le déclencheur de nos tourments: et si ma terreur avait attiré à moi ce vent démoniaque?? Pouvais-je l'avoir matérialisé? J'inspirai plusieurs fois profondément alors que mon corps était toujours fortement balloté... Mon coeur commença à se calmer, et en même tant que la confiance et la paix s'installaient dans mon esprit, le vent perdait de sa force. Je pouvais le sentir autour de moi et en moi.... Je devenais le vent... J'étais le vent.

    Et c'est dans cette "méditation" non désirée que je vis, ou plutôt revis la raison pour laquelle cet homme m'en voulait tant....

     

    A SUIVRE


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